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La pédagogie au service de l’inclusion sociale

La pédagogie au service de l’inclusion sociale

Interview croisée sur Give Me Five

Programme à destination des jeunes issus des quartiers prioritaires.

Dans le cadre du projet Give Me Five conçu, financé et piloté par VINCI, j’ai eu le plaisir d’interroger les deux organisateurs de ce projet. Le binôme de choc : Geoffray Goulet, Chef de Projet RH chez VINCI, et François Zoubir, Formateur et Chef de Projet Inclusion Sociale chez YA+K. À travers cette interview, j’aimerais vous présenter les rouages et la mise en place d’un projet d’inclusion sociale d’une telle envergure, à destination des jeunes issus des quartiers prioritaires de la ville partout en France.

Qu’est-ce que le Programme Give Me Five ?

C’est un programme comprenant 5 piliers à destination des jeunes issus des quartiers prioritaires mis en place depuis 2018 :
  • Orientation : faire découvrir les activités et métiers de VINCI, nourrir les projets d’orientation des collégiens de 3e
  • Intégration : favoriser des pratiques RH plus inclusives et faciliter l’accès aux stages de césure et de fin de cycle pour les étudiants des quartiers prioritaires
  • Insertion : proposer un programme sur-mesure de retour à l’emploi durable à des jeunes en risque d’exclusion
  • Alternance : mettre en relation des étudiants avec des établissements de formation et des entreprises de VINCI
  • Accompagnement personnalisé : accompagner les collégiens de 3e avant, pendant et après leur stage (soutien scolaire, rencontres inspirantes, ateliers)
Sur le volet orientation du programme Give Me Five, VINCI réinvente le stage découverte, en partenariat avec l’Éducation nationale. Chaque année 5 000 stages sont ainsi proposés aux collégiens issus des quartiers prioritaires dans toute la France : une semaine de découverte en immersion au cœur des activités de VINCI avec visites de sites, découverte des métiers, témoignages de collaborateurs et ateliers pédagogiques !

Avec la situation sanitaire, quel accompagnement proposez-vous cette année ?

En cette période de crise sanitaire, l’adaptation est le maître mot ! Nous avons donc travaillé avec YA+K et The Social Republic au déploiement d’un format alternatif au dispositif Give Me Five. Nous avons condensé sur une journée la découverte des métiers de VINCI, un atelier sur les réseaux sociaux et un autre sur la prise de parole en public ! Un vrai challenge.
Depuis Février 2021, plus de 550 collégiens issus des quartiers prioritaires des académies d’Amiens, Marseille, Reims, Toulouse et Strasbourg ont pu participer à ce nouveau format. Nous continuons en mars avec les académies de Versailles, Lyon, Lille et Nantes !

Geoffray, qu’est-ce qui t’anime dans ce programme ?

Essayer de tout faire pour tendre la main à ces jeunes. En cette période de crise sanitaire, le rôle des entreprises est primordial. Nous devons continuer d’ouvrir nos portes, tant bien que mal, à ces jeunes qui se posent des dizaines de questions sur ce que sera leur futur métier. La crise accroit les inégalités et nous devons tout faire pour aider ces collégiens et le maintien de notre programme Give Me Five était essentiel. Voir que ces jeunes ont apprécié nos interventions et en ressortent, non seulement avec le sourire, mais surtout avec les idées un peu plus claires sur les métiers qui pourraient, ou non, les intéresser, est un moteur incroyable qui nous pousse à poursuivre dans cette voie !

Quels sont tes conseils pour développer un projet d’inclusion sociale ?

  • Convaincre et avoir le soutien de sa direction : impliquer le top management afin de donner une dimension stratégique au projet.
  • Impliquer un maximum les salariés de votre entreprise et avoir le soutien des équipes terrains.
  • Anticiper un maximum les points bloquants mais garder à l’esprit que tout peut arriver le jour J.
  • Aller chercher du feedback auprès des participants et intervenants afin de créer une amélioration continue.
  • Favoriser la diversité des parcours des collaborateurs qui témoignent.
  • S’entourer de partenaires ayant l’expérience des publics concernés.
  • Mettre en place une communication externe avec les services dédiées au sein de l’entreprise.
  • Avoir un chef de projet dédié à 100% sur l’initiative.

François, comment créer un programme pédagogique engageant pour les étudiants ?

  1. S’approprier les enjeux, les métiers, les besoins pour créer un fil rouge sur l’ensemble du programme.
  2. S’appuyer sur la diversité des expériences : regrouper les parties prenantes clés – professeurs, animateurs, intermittents et formateurs – dans la phase de conception des ateliers permet de proposer les formats les plus adaptés.
  3. Créer des ateliers ludiques et pédagogiques : apprendre en faisant est la clé d’un programme pédagogique réussi. Nous concevons nos ateliers en utilisant la pédagogie active pour favoriser l’apprentissage et développer la confiance en soi.
  4. Scénariser les interventions : nous engageons les collégiens sur les métiers de l’entreprise en créant un univers. Par exemple, nous avons créé un Escape Game sur mesure pour présenter les métiers de VINCI.
  5. Créer un pilote : nous testons les ateliers et la logistique au cours d’un pilote afin de valider l’ensemble du programme.
  6. Créer un retour d’expérience pour améliorer la conduite de projet RSE et développer les compétences des collaborateurs en interne.
  7. Pour être au top le Jour-J : contactez nous ! 😉 Blague à part, avec une équipe diverse et un déroulé bien construit c’est le succès assuré pour le public, le programme et vous.

François, peux-tu nous en dire plus sur la pédagogie des interventions ?

Jeu qui-est-ce
Pour créer cet effet wahou, nous construisons nos ateliers en respectant trois conditions :
  1. Avoir du rythme : grâce à des ateliers avec de courtes séquences de 15 – 20 minutes qui s’enchaînent – c’est le fil rouge de la pédagogie. L’objectif est de pouvoir garder les collégiens concentrés un maximum. On va mettre la forme au service du fond, et insister sur la même notion mais de différentes façons.

2. Faire des apports de contenu ludiques en associant des métiers techniques à des jeux interactifs. Des études ont prouvé que lorsqu’on associe du ludique à un enseignement, les enfants – et les adultes – mémorisent et intègrent mieux les informations qu’on leur transmet. Toutes les notions sont donc associées à des jeux.

3. Créer de l’engagement en scénarisant les interventions. Les intervenants vont jouer un jeu de rôle pour mettre en place un décor. Ils vont scénariser leur intervention pour immerger les collégiens dans un environnement donné. L’objectif est de capter l’attention, maintenir la concentration et engager au maximum les élèves.

François, quel est ton meilleur souvenir de ce programme ? Pourquoi ?

Mon meilleur souvenir était lors de notre intervention à Strasbourg, dans une école spécialisée regroupant des enfants en difficulté, avec des handicaps légers et cognitifs… et l’atelier a cartonné ! J’étais heureux car les ateliers que l’on a créés s’adaptent à un large type de publics et à différents besoins. Voir que les enfants s’éclatent toute la journée et se projettent un petit peu plus dans l’avenir m’a fait énormément plaisir.

Avez-vous des premiers retours de cet accompagnement ?

Oui, nous avons eu un témoignage qui nous a été droit au cœur, de William GOVAERT, principal du collège Rosa Parks à Marseille :
« La meilleure des évaluations s’est faite à la sortie de ces deux journées quand j’ai pu constater le grand sourire (malgré les masques) de mes élèves de 3e qui m’ont tous dit sans exception à quel point ils avaient apprécié la journée passée. »
Autre témoignage du Proviseur adjoint de Toulouse Lycée Déodat de Séverac :
« Une journée qui a été réussie. Les élèves ont été attentifs, ont participé activement. Ils ont été impliqués et heureux de participer. Intervenants très professionnels, dynamiques, à l’écoute des élèves. C’est donc un bilan positif et à reconduire sous cette forme les années à venir.»

Quelle sera la suite possible ? Quels seraient vos souhaits pour l’avenir ?

Je vois la suite toujours aux côtés de VINCI, avec plein de projets. Chez YA+K, nous souhaiterions continuer à co-construire des interventions dans les établissements, proposer d’autres ateliers, se diversifier et rester dans une logique d’amélioration continue de nos supports de communication. On aimerait également travailler avec d’autres entités au sein de VINCI et embarquer de nouveaux collaborateurs pour qu’ils soient à nos côtés sur les interventions. Et puis, notre souhait pour l’avenir est de parvenir à faire ces interventions avec d’autres entreprises. Rejoignez-nous !
Un grand merci à Geoffray Goulet et François Zoubir pour ce beau témoignage.

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